Les athlètes comme les entraîneurs sont assaillis de questions concernant le boycott. Vous avez déjà eu l’occasion de lire l’ avis de Benoît Peschier dans un post précèdent.
Pour ma part, “radio transparence” consacre une émission de 90′ sur le kayak et l’Afrique du sud jeudi prochain. J’ai à cette occasion largement donné mon opinion et je mettrais l’émission en ligne dés reception.

Un autre athlète de notre équipe s’exprime…Alain Schirman( Suisse) dans le texte:
Mon avis sur l’appel au boycott des JO à Pékin…

Comme vous le savez beaucoup de gens appellent actuellement au boycott des Jeux Olympiques 2008 de Pékin.

Si je comprend et même soutiens l’indignation suscitée par les répressions chinoises à Lhassa, je pense également qu’il ne faut pas tout mélanger et que trop d’amalgames sont actuellement commis.

Les Jeux Olympiques sont avant tout la fête de la jeunesse et du sport et ne devraient pas servir de moyen de pression politique ou médiatique. Peut-être que la Chine n’est pas l’endroit rêvé pour célébrer les valeurs universelles du sport et de l’olympisme, mais cette question aurait dû être posée il y a huit ans déjà, au moment de la désignation de la capitale chinoise comme hôte des JO 2008. Le réveil des consciences vient à mon sens un peu (trop) tard, d’autant plus que les exactions chinoises au Tibet ne datent pas d’hier.

Il serait maintenant bienvenu de laisser les sportifs tranquilles et de respecter leur travail déjà accompli. Ce ne sont pas les athlètes qui ont décidé de faire les JO à Pékin et s’il faut vraiment boycotter la Chine, chacun a les moyens de le faire à son niveau. Je me demande ainsi combien de ceux qui se sont récemment découvert une vocation pour la cause tibétaine continuent aujourd’hui à consommer du “Made in China” à tour de bras tout en appelant au boycott des JO.

Bref, vous l’aurez compris, je n’aurais pas de problème à aller à Pékin cet été en cas de sélection olympique. Le soutient à la Chine est apporté tous les jours, partout dans le monde par des millions de consommateurs, et il n’appartient certainement pas à quelques sportifs de changer la face du monde.
Alain Schirmann.